mercredi 3 avril 2013

Escale au Chili

Santiago et Valparaiso
A en croire les tags chiliens, même mort Pinochet est encore très présent


Depuis El Bolson,
en Argentine...
(Non, ne ressortez pas vos atlas pour réviser : Santiago c'est bien au Chili ! Valparaiso aussi.  Mais c'est pas facile de mettre à jour le blog au jour le jour...)

le 3 avril
(mais on y était mi-mars)
par Lu

Quelques nouvelles de notre périple qui se poursuit en Amérique du Sud !
Certains commençaient à s'inquiéter de notre absence sur la toile. C'est que nous étions dans un petit coin de paradis de Patagonie, loin de toute technologie. Mais ça, un peu de patience : ce sera dans l'article suivant ! En attendant, je tente de rattraper un peu notre retard.

Après la Nouvelle-Zélande, quand nous avons enfin pu avoir un billet, nous avons mis le cap vers le Chili. Nous étions ravis d'entamer cette nouvelle page !

A Santiago nous attendait Océane, un amie de lycée de Jeff qui s'est expatriée avec une partie de sa famille.
Les deux vieux copains étaient très contents de se retrouver! Retour en pays ados pour quelques jours. "Ouah et tu te rappelles, toi,..." "Ah ouiiiii, et puis aussi..."
Nous avions besoin de récupérer du décalage horaire et de nous acclimater à l’Amérique du Sud, alors cette escale d'une semaine aux alentours de Santiago chez "maman Océane" nous convenait parfaitement. Elle nous a chouchoutés et trimbalés dans toute sa smala (et ses maisons) ! Notre espagnol est revenu petit à petit, et même si la communication est moins fluide qu'en anglais, on apprécie terriblement la facilité de cette langue par rapport au chinois, lao et autres khmer ou thaï !

Océane vit à toute vitesse, alors voici un article-éclair à son image (et en images):

Santiago
La ville en double

C'est inévitablement très urbain

Cernes, immeubles et Andes en fond


Y en a un qui essaye de s'échapper...

Un vrai gars chilien en devenir !

Chips, pigeons et biscotos

Une évangéliste hurle la bible à plein poumons pour convertir les foules




Soirée sur la colline qui surplombe Santiago


 Océane et Xaviera, sa belle-fille (qui découvre le saucisson français).




Valparaiso
Sylvie m'avait dit : "Valparaiso c'est ma plus jolie ville du Monde", alors
forcément, on était conquis avant même d'y être ! La mer, le port, l'empreinte de Nerruda, les artistes qui investissent les espaces et les murs de la ville...

I love Jennifer ou plutôt Nikol ?

Les uns bossent les autres flânent

l'épicerie de Jacques Tati ?!




Quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, le chien chilien dort. Sur un trottoir de préférence.




les super-héros s'entraînent d'abord sur leurs (malheureux) camarades avant de sauver le Monde...

 Graffitis de Valparaiso :

faithbook door


la façade de l'auberge de jeunesse YHA !


 La maison de Pablo Neruda :

sa collection de carafes en verres colorés (il y trouvait l'eau meilleure)

la vue depuis sa maison


 Los Molles
dans la maison de campagne d'Océane, au Nord de Valparaiso

Champagne (chilien) et vue sur la mer ! On s'habitue vite au luxe...



retrouvailles des vieux copains !


 


Océane et ses chiennes

On avait un peu chaud avec Kira...


mercredi 13 mars 2013

Bien arrivés !

BIEN ARRIVES
STOP
IL FAIT BEAU
STOP
ON EST TROOOOOOP CONTENTS D'ETRE AU CHILI
STOP
A BIENTOT POUR DE PLUS AMPLES NOUVELLES
STOP
BISOUS
STOP
LU ET JEFF
STOP


Nouvelle-Zélande
dernière escale
Aéroport d'Auckland

11 mars 2013

Par Lu



Aujourd'hui sera la journée la plus longue de notre vie !


Nous allons voir 2 levers et 2 couchers de soleil pour ce même et unique jour : le 11 mars 2013 !
Nous allons bientôt prendre l'avion pour Santiago et traverser le Pacifique.
Magie de la géographie oblige, nous allons aussi arriver 4 heures plus tôt que notre horaire de départ, malgré les 10h30 de vol !
Nous avons calculé que notre 11 mars allait durer presque 40h !
Déjà qu'avoir la tête en bas, j'ai eu du mal à m'y faire...

Nous sommes à nouveau bien installés sur une moquette d'aéroport, près d'une prise électrique, pour taper notre article. Le train-train ! Il faut croire qu'on se reconstruit des habitudes dans toutes les situations. Nous avons dorénavant les nôtres dans les auberges de jeunesses (déplier et ranger ses affaires, investir l'espace et repérer les lieux communs), les aéroports (trouver une prise, les douches, le wifi-gratuit-du-MacDo), les campings (deviner où se lève le soleil pour orienter le van, faire le point sur les ustensiles communs de la cuisine...).

Vous connaissez déjà les règles de cet « exercice d'article-aéroport » : essayer de mettre à jour le blog avant de quitter un continent ; taper vite-vite un article avant que l'embarquement ne commence ; essayer de ne pas se faire déloger de sa moquette et de sa prise électrique.


Ces derniers jours, nous avons fini notre virée dans le Sud de l'île du Sud, puis sommes remontés à Christchurch pour rendre le van. Nous avons ensuite pris un vol pour Auckland, en nous préparant à l'idée que nous risquions d'y passer un mois à attendre en liste d'attente notre vol pour Santiago. Mais revirement de situation : arrivés à Auckland nous avons trouvé le comptoir de Qantas (qui devait assurer notre vol pour Santiago) et... En 3 clics le monsieur du comptoir nous a trouvé un vol pour aujourd'hui ! Nous étions tellement contents qu'il a eu droit à de la vanille et un pot de confiture de Goyave de Maurice...

Il nous restait donc une semaine de « rabe » en Nouvelle-Zélande !
Après une nuit à faire semblant de se demander ce nous allions bien pouvoir faire, la réponse s'est imposée d'elle-même : relouer un van ! Le frère jumeau du premier !
Nous sommes alors partis explorer le Nord d'Auckland, les arbres géants, la côte en dentelle de Wangarei, les grottes à vers luisants,...

Nos coups de cœurs de ces dernières semaines en image

Queenstown :

en route pour les fjords, nous avons retrouvé nos compagnons de route Adeline et Jim, pour une soirée-crêpes !
Et le lendemain, 28 février, ils avaient chacun un petit air malicieux et un petit cadeau pour moi ! Vous comprenez pourquoi on les adore ?
On s'est quittés en se promettant de se retrouver en France, pour des parties de pêche (Jim nous a appris à pêcher la truite à la cuillère!!!) et de camping sauvage ! Vivement !:-)





Milford Sound

Tout au Sud du Sud, la Nouvelle-Zélande est découpée par des fjords. Le plus visité est celui de Milford. Comme c'était mon anniversaire et que j'avais un peu le bourdon d'être loin de famille et amis, nous avons décidé de faire une folie : passer la nuit dans le fjord, sur un bateau ! Un ancien bateau de pêche retapé avec quelques cabines. C'était très chouette ! Ça m'a bien réchauffé le cœur ! Et puis ça faisait tellement de bien de mettre les pieds sous la table, savoir où on dormait, avoir une douche chaude...
Cerise sur le gâteau, nous y avons vu des phoques et des pingouins !














Mount Cook/Aoraki 

C'est le sommet le plus élevé de Nouvelle-Zélande. Tous les voyageurs de NZ rêvent de voir ses glaciers et les morceaux qui s'en sont détachés et flottent sur le lac de fonte comme des icebergs ! Nous l'avons vu trop rapidement à notre goût (van à rendre le lendemain...), mais il nous a beaucoup impressionnés !








 Les vues depuis notre petit coin de camping sauvage :





La semaine de « rabe » au Nord d'Auckland :
Au programme : repos, couture-rafistolage-du-matos, préparation de notre périple à venir en Amérique du Sud, révisions d'espagnol. Et éventuellement quelques visites...
Nous avons surtout aimé visiter des grottes autour de Wangarei ! Mas pas de photos : elles sont pleines de petites vers luisants qui n'aiment pas du tout la lumière. Il fallait traverser des rivières souterraines, escalader... C'était génial ! Et quand après 200m de gallerie (ça paraît rien mais sous terre, dans le noir, les jambes immergées, c'est long ! ), sans la moindre lumière extérieure, on éteint sa frontale... Tout à coup, magie : le plafond s'illumine de mille petites lumières vertes : les vers luisants nous inventent de nouvelles Grandes Ourses et Croix du Sud... Magique ! J'en ai encore des frissons !
Au retour nous avons surpris une magnifique araignée et 2 poissons-serpents (eel = anguilles?) qui nageaient devant nous (alors que nous avions de l'eau jusqu'à mi-cuisse), qui m'ont bien faite frissonner aussi !
(une grosse pensée pour Philippe et Marie nos amis explorateurs de grottes chinoises ! )




Nos Tops et nos Flops en nouvelle Zélande :

Lucie :
Tops :
Les enfants qui marchent pieds-nus partout (j'aurais adoré!!!)
Les balançoires dans tous les arbres
Les offices de tourismes ultra-efficaces
Le fait qu'ils indiquent aussi ce qui pourrait être potentiellement à risque (exploration de grottes ou sentier peu marqué). En informant bien sur le risque et les précautions à prendre, le risque diminue.
Les sentiers de rando partout et pour tous
Le camping sauvage en van, seuls au Monde dans des paysages de rêve.
La liberté d'aller là où on veut et quand on le veut (en van tjs)
Les panneaux de signalisation des tournants !

Flops :
Finalement ça ressemble à l’Europe, nos proches en moins... Ils me manquent encore plus ici qu'ailleurs, c'est dur.
Tout est trop cher !!! En dépensant le minimum, en faisant du camping sauvage plus de la moitié du temps, nous avons dépensé plus ici que pour tout le reste de notre voyage !
L'écart social (et diététique) qui saute aux yeux entre Maoris et Kiwis...

Jeff :
Tops :
L'alternance de paysages grandioses et uniques.
La très faible densité de populations.
Les paisibles petites villes de campagne.
Les panneaux de signalisation des mamans cannes qui traversent la route avec leurs petits canetons.
Les gens toujours sympathiques et prêts à aider.
Le camping sauvage dans les coins les plus perdus possibles.
Le DOC (Department of Conservation) qui fait un boulot fabuleux pour mettre en valeur et protéger le milieu naturel.
Le repas de moules-frites, avec moules pêchées sur la plage du camping.

Flops :
Le développement parfois incontrôlé d'activités touristiques « extrême » (tour de hors-bord dans une rivière paisible, tours d'hélicoptère dans une vallée paisible). Il est souvent difficile de trouver des activités simples (randonnée) parmi tout ce chahut.
Ça coûte cher !
C'est pas vraiment la grande aventure.
Dans l'île du sud, près de la moitié des gens qu'on croise sont des touristes en van comme nous.