dimanche 19 mai 2013

Escale au Pérou

Depuis Brooklyn,
où les cerisiers sont en fleurs

Par Lu


Je reprends ma plume, après plusieurs semaines sans article. J'ai l'étrange impression que des années se sont écoulées depuis mon dernier. A chaque transition, chaque changement de continent, nous avons un peu ce sentiment-là. L'impression de recommencer un nouveau voyage, de remettre les horloges,  les codes et habitudes à zéro. Cette fois-ci la transition est forte : nous sommes revenus dans l'hémisphère Nord, sommes à nouveau dans un "pays développé" et nous venons de passer de l'automne au printemps !
Mais la transition la plus difficile n'est pas géographique : ma grand-mère Henriette nous a quitté il y a peu et je n'avais pas le cœur à la rédaction d'articles.
Elle aimait beaucoup le temps des cerises, et je la sens m'accompagner dans les parcs et jardins new-yorkais.




Le Pérou

Non ! Pas la chapelle de mon petit Mas de Roujou, ni ma place préférée de Montpellier, non. LE Pérou !
Je comprends maintenant l'expression "pfouh, mais c'est le Pérou ! " : effectivement, tout y est loin et difficile d'accès. Entre 18 et 22h de bus pour se déplacer d'une ville à une autre.


Arequipa 

Nous avons commencé par traverser la frontière Chili/Pérou en bus, puis taxi collectif, puis re-bus pour atteindre Arequipa. Le second, nous nous sommes faits arnaquer et l'avons payé à peu près 5 fois son prix. Mais passons : ça fait partie du jeu du voyageur...
Nous avions juste 3 jours avant que notre amie Sandie nous rejoigne à Lima, et Arequipa était parfaitement placée entre Lima et le Nord du Chili. Et puis mon cousin Seb nous avait fait rêver avec ses récits d'il y a quelques années, alors nous avions très envie d'y faire une escale.
Elle fut un peu rapide, c'est dommage.
Arequipa est en pleine Cordillère des Andes, au pieds du volcan Misti. C'est la 2ème ville du pays. Elle grouille d'activité jour et nuit et on a beaucoup aimé la ville comme ses habitants. Ils sont fiers de leur ville, de leur culture, et n'ont pas l'air de se laisser marcher sur les pieds ! Ils ont réussi à investir beaucoup de lieux historiques de la ville en les transformant en centres culturels et bibliothèques. Ici les banques et Mc Do n'ont pas réussi à tout racheter, ça fait plaisir...
Nous avons surtout déambulé dans les rues et visité le grand monastère de Santa Catalina (le plus grand du Monde parait-il).



La place des armes, la cathédrale et le Misti


le cloître de la cathédrale

Le Misti, et les bâtiments qui n'en finissent pas de pousser

Santa Catalina, le cloître des orangers

Santa Catalina, la maison d'une sœur (oui, elles avaient une maison, un jardin, des esclaves....)







Lima

Lima!!! J'attendais d'y être depuis des semaines et des mois : nous devions y retrouver Sandie, mon amie de toujours, pour passer 2 semaines ensemble ! On ne s'étaient jamais séparées plus de 2 mois (et encore! ) depuis notre Moyenne section, alors après tout ce temps, imaginez les retrouvailles !
On avait emprunté à un taxi sa plaquette, et avions rajouté l'inscription "Mlle Sandie Camp", pour venir la chercher à l'aéroport.

Sandie est infatigable, et n'avait que 15 jours au Pérou. elle voulait donc aller partout et tout voir ! Elle nous a épuisés, nous qui tentons de prendre notre temps et de vivre à notre rythme !



 A Lima, il y a 2 Limas : une partie bourgeoise (cf la Pace des Armes ci-dessus) et une partie extrêmement populaire (le Rimac, à droite)...
La partie populaire est très déconseillée aux touristes et nous avons choisi de suivre les recommandations. On ne saura jamais si elles étaient justifiées...

Quand on arrive à Lima, on a déjà croisé ou lu des dizaines de gens qui nous dit : "vous verrez Lima, c'est moche, ça n'a aucun intérêt, on n'y reste pas".
C'est sûr que c'est immense (la moitié des péruviens y vit ! ), bruyant, pollué hyper-actif. Mais j'ai trouvé les liméniens plutôt bons-vivants et leur ville pleine de caractère.
En plus nous étions dans un hôtel extraordinaire : l’hôtel d'Espagne, dans lequel se baladent 2 paons, des tortues, des perroquets...



Coco se baladant dans les couloirs









Une des tortues, qui essayait désespérément de se planquer sous notre lit...






Outre les animaux, le mobilier était aussi assez génial !
















































Il y a pire endroit pour travailler...





A Lima, nous avons finalement passé beaucoup de temps (surtout après le départ de Sandie).

Quelques coins que nous avons aimé explorer :

Le monastère Santo Domingo
(et ses daltons...)
 Sa bibliothèque incroyable
 


Le musée des arts précolombiens :

 Ici, l'équivalent de nos livres de comptes : les incas faisaient des nœuds de couleurs, fils, tailles et espacement particuliers pour garder une trace de chaque transaction.
on a retrouvé l'Oreille cassée...
 Les parures des dirigeants pré-colombiens :



Le commerces ambulants, les halles :

l'éplucheur-presseur d'oranges




le Matou chasse-souris et garde-légumes


les poulets géants
la boutiques d'avocats

tout ce qui se fait en matière de polystyrène

le cireur de pompes (le meilleur de Lima il parait !)





ATTENTION : ARTICLE EN CONSTRUCTION !

Il manque évidemment toute la partie avec Sandie à Cusco et au Machu Pichu !
J'étais trop fatiguée pour tout finir... C'est long d'écrire un article ! Sélectionner les photos, les réduire, taper l'article, mettre en page, relire et faire relire...
Mais la suite est presque prête, elle sera là d'ici une paire de jours !




lundi 13 mai 2013

Après la Patagonie : la longue route vers le Nord et le désert d'Atacama

Le 14 Mai, depuis New-York City

Par JF

Après les 2 semaines d'isolement en Patagonie chez Enzo, nous avons repris la route, la même qu'à l'aller, en sens inverse. En chemin jusqu'à Santiago, nous avons passé 2 nuits au Bolson, en Argentine, une espèce de petite ville hébergeant une importante communauté de sympathiques néo-hippies baba-cool. Nous n'y sommes pas restés longtemps, juste le temps de nous réhabituer à la civilisation, et de se faire un bon gros steak saignant pour conclure ces 2 semaines de quasi-végétalisme.

Faire du stop en Patagonie : une histoire de patience et de réhydratation
Dernière photo de la steppe patagonienne
Puis ce fut une longue succession de bus de retour au Chili, jusqu'à Santiago, où nous avons retrouvé Océ, qui, accompagnée de sa mère nous a réinvités à Los Molles pour le week-end. Au menu : fromage, barbecue, charcuterie, Pisco Sour (je vous laisse découvrir de quoi il s'agit) et champagne. Les bienfaits du régime alimentaire patagonien étaient déjà loin derrière nous...

Sur la plage de Los Molles

Avec Océ

Et nous avons repris la route, toujours en bus, vers le nord, avec comme objectif principal, Lima au Pérou, pour retrouver Sandie le 20 avril, et comme objectif intermédiaire le désert d'Atacama.

En route, nous avons fait escale à Vicuña. La région de Vicuña est célèbre pour la pureté de son ciel, qui a incité les instances scientifiques mondiales à construire de grands observatoires pour observer les étoiles. On peut les visiter de jour, mais en revanche, la nuit, l'entrée est réservée aux scientifiques ayant des projets sérieux à mener. Heureusement, des petits observatoires ont vu le jour sur les sommets de la région, pour permettre aux amateurs de venir observer les étoiles, et nous en avons profité.
Nous avons passé une soirée à l'observatoire del Pangue, où deux astronomes (dont un français, pratique) nous ont montré quelques une des merveilles du ciel : Jupiter et ses satellites, Saturne et ses anneaux, les nuages de Magellan, des naines blanches, des nébuleuses, etc... C'était passionnant ! Aujourd'hui nous regardons le ciel différemment.

Bien sûr, il n'y a pas de photo de cette soirée, et vous devrez vous contenter du site internet de l'observatoire pour voir à quoi ça ressemble : 
http://www.observatoriodelpangue.blogspot.com/


Et enfin nous sommes repartis vers le nord du Chili, jusqu'au San Pedro de Atacama, principal point d'entrée pour découvrir le désert d'Atacama.
Disons le tout de suite, San Pedro de Atacama est une ville charmante, mais qui, assaillie par des hordes de touristes, a perdu un peu de son authenticité. Une boutique sur 2 est une agence de voyage proposant des expéditions dans le désert. Sans compter les restaurants touristiques, les bars touristiques, les échoppes de souvenir... Il ne reste pas grand chose pour les locaux, qui de toute façon travaillent pour la plupart dans le tourisme. C'est un peu dommage...
Précisons aussi que San Pedro se trouve à 2438m d'altitude, ce qui, sans être énorme, a pour effet de rendre les gens plutôt mous lorsqu'ils débarquent du bord de mer.

 
La cathédrale sur la place principale de San Pedro
  
Depuis notre chambre d'hôtel

Des nuages bizarres dans le ciel
Découvrir le désert d'Atacama sans guide n'est pas impossible à condition d'avoir sa propre voiture et de préférence un 4x4 surpuissant. La plupart des touristes passent par une agence, mais beaucoup d'entre elles sont peu recommandables. On a donc fini par suivre les conseils du Routard pour choisir une agence respectable et planifier des expéditions sur les jours suivants. En voici quelques unes aux noms évocateurs : la vallée de la Mort, la vallée de la Lune, les geysers d'El Tatio, le salar d'Atacama, les lagunas Miscanti et Miñiquès.


La vallée de la Mort




Le sandboard (nous on n'a pas tenté...)


La vallée de la Lune






A part quelques visites à proximité de San Pedro (voir ci-dessus), les excursions partent sur des sites plus éloignés et plus haut, au-dessus de 4000m (4300m pour les geysers du Tatio). L'oxygène se raréfiant, on fait alors bien attention à ne pas trop s'agiter, à ne pas produire d'effort important, sous peine d'être victime du mal de l'altitude, et de se retrouver avec un bon mal de crâne, des nausées, et une grosse fatigue, voir pire. Heureusement, les organisateurs emportent toujours avec eux de l'eau chaude et de la coca. La feuille de coca est un héritage important des peuples andins, qui l'ont toujours utilisée, entre autre pour lutter contre les effets de l'altitude. 

Un bon rail de coke maté de coca, et ça repart !



Flamands rose dans le salar d'Atacama



Les lagunas à plus de 4000m.



Aguas calientes



Un émeu, sorte de petite autruche qui court très vite quand on s'approche.


Malheureusement, la coca n'a pas suffi pour Lucie, qui a mal vécu l'altitude de la 2ème expédition, et m'a donc laissé seul pour la 3ème expédition (les geysers). Cela lui aurait été d'autant plus difficile dans son état, que le départ était prévu à 4h du matin, et qu'avant le lever du soleil, à 4300m, dans le désert, il fait -15°C...





Un terrifiant geyser !


J'ai du mal à y croire avec du recul mais je me suis baigné là-dedans. Sortir de l'eau lorsque l'air est à -15°C est une expérience saisissante.


Maman vigogne et bébé vigogne

Le lapin Yoda du désert



Ce petit village dans le désert compte 5 habitants permanents


Gentille maman lama, qui protège ses petits et s'apprête à nous cracher dessus (les oreilles penchées en arrière annoncent la tempête...)



la famille cactus

Prochain article sur le Pérou ! Nous sommes très en retard dans les publications. Désolé !
Merci à nos fidèles lecteurs et lectrices !

A bientôt pour de nouvelles aventures !